(BFM Bourse) - L'indice parisien recule à la clôture de ce mercredi 10 juin réagissant aux derniers chiffres de l'inflation aux États-Unis, et au regain de tensions en Iran.
La Bourse de Paris a opté pour la prudence. Son indice phare, le CAC 40 cède 0,51% à 8.161,83 points, à la clôture, ce mercredi 10 juin.
Les investisseurs ont pris connaissance d'une accélération des prix à la consommation aux États-Unis, le mois dernier. L'inflation a bondi à 4,2% sur un an en mai, atteignant son plus haut niveau depuis trois ans.
"Au premier ordre, c’est évidemment la composante 'énergie' qui explique la hausse de l’inflation. Les prix de l’énergie sont en hausse de 24% sur un an, ce qui n’était plus arrivé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie", rappelle Bastien Drut, Responsable Stratégie & Analyse chez CPRAM
"Même si l’inflation sous-jacente est un peu moins vigoureuse qu’anticipé, le fait que l’inflation totale dépasse les 4% met directement la pression sur la Fed. Pour le moment, la hausse de l’inflation est circonscrite au secteur de l’énergie mais plus le conflit en Iran dure, plus la hausse des prix se transmettra à un grand nombre de secteurs", ajoute-t-il.
En données sous-jacentes (hors variations des coûts de l'énergie et de l'alimentation), l’inflation est en effet restée relativement modérée à 2,9%, sur un an toujours au titre du mois de mai.
"Si l'inflation globale aux États-Unis a été tirée à la hausse par la forte augmentation des prix de l'essence et des billets d'avion, d'autres composantes ont affiché une évolution plus modérée, ce qui a conduit à un taux d'inflation sous-jacente inférieur aux prévisions", remarque ING.
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Regain de tensions en Iran
Le regain de tensions en Iran a aussi pesé sur l'appétit général pour le risque. Les États-Unis ont mené des frappes contre des sites iraniens le long du détroit d'Ormuz en réponse à la perte d'un hélicoptère Apache attribuée à une offensive de Téhéran. L'Iran a démenti avoir abattu l'appareil et a annoncé avoir visé des bases américaines.
"Cet échange a mis en évidence la fragilité du cessez-le-feu conclu en avril et a jeté un nouveau doute sur les affirmations répétées du président Trump selon lesquelles un accord de paix plus large était sur le point d'être conclu", écrit Deutsche Bank.
Le contrat d'août sur le Brent de mer du Nord gagne 2,6% à 93,81 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York bondit de 2,9% à 90,78 dollars le baril.
Soitec chute
Du côté des valeurs, Soitec a chuté de 10,6%, lesté par Jefferies qui a abaissé son opinion à "sous-performance" contre "conserver", selon Reuters.
STMicroelectronics recule finalement de 0,3%, malgré le soutien de Bank of America qui a relevé son conseil à l'achat.
Le secteur des semi-conducteurs souffre depuis plusieurs jours, subissant des prises de bénéfices appuyées après une importante progression des titres de cet univers depuis le début de l'année.
Du côté des petites et moyennes capitalisations, Cellectis a gagné 8,4% alors que l'autorité sanitaire américaine a accordé le statut de thérapie avancée en médecine régénérative au traitement expérimental de Cellectis pour un cancer touchant la moelle osseuse.
Sur les devises, l'euro prend 0,1% face au dollar à 1,1544 dollar.
